Les faits marquants de l’histoire de votre entreprise

25 janvier 2018
Les faits marquants

Dans l’histoire d’un pays, il y a des événements inscrits dans la mémoire collective. Ceux qui les ont vécus s’en souviennent comme si c’était hier ; et ils les racontent aux plus jeunes. Ainsi toute une nation se constitue un calendrier commun des faits marquants…

Des événements positifs (et souvent sportifs) comme la victoire de la France en finale de coupe du monde face au Brésil (et 1, et 2, et 3, zéro !) le 12 juillet 1998. Des événements négatifs aussi, et souvent dramatiques, comme les attentats de Paris le 13 novembre 2015.

Des faits mondiaux…

Au delà de la dimension nationale, certains événements évoluent dans la mémoire collective mondiale ou au moins occidentale : la mort de Lady Diana, le 1er homme sur la Lune, Fukushima, la chute du mur de Berlin, l’amerrissage sur l’Hudson, le 11 septembre 2001…

…ou familiaux

A l’inverse de bien plus petites communautés ont aussi leur mémoire collective. Des familles se souviennent d’une soirée qui a tourné au vinaigre, d’un moment de retrouvailles qui a ressoudé une famille disloquée, d’un mariage, d’un enterrement, d’un anniversaire particulièrement marquant…

En réalité, toute communauté dispose de sa mémoire collective ; comme ce groupe d’amis du lycée qui se souvient d’un réveillon incroyable, ou d’un cours de maths délirant. Comme ce club sportif qui ressasse une défaite mémorable sur le fil, un exploit retentissant, ou une 3ème mi-temps !

La mémoire collective de votre entreprise

L’entreprise est a priori un monde moins propice aux catastrophes naturelles ou terroristes (en tout cas on l’espère) ou aux grands succès sportifs. Elle est aussi moins imprégnée de l’affect et de l’émotion qui lient les familles et les amis. Elle est néanmoins une communauté de personnes, et dispose de son histoire, jalonnée d’échecs et de succès.

Il est intéressant de se demander ce qui compose la mémoire collective de son entreprise. Est-elle constituée d’éléments plutôt positifs, plutôt négatifs ? Y en a t-il seulement une ? Est-elle entrain de se construire, de s’effacer ? Les faits et les événement qui composent la mémoire collective évoluent : comme les hommes qui les ont vécus, les plus anciens partent et sont remplacés par des nouveaux, jeunes. Contemporains.

Subir le négatif, provoquer le positif

Dans notre mémoire collective, le propre des événements négatifs est qu’ils sont principalement subis… si on les retient collectivement comme négatifs, c’est que le plus grand nombre aurait préféré qu’ils n’arrivent pas ou se passent différemment.

En revanche les faits marquants positifs arrivent rarement par hasard ; ils sont provoqués. Les grandes compétitions sportives par exemple. La conquête de l’espace, qui avant même son objectif scientifique porte clairement un objectif émotionnel et symbolique. Les grands événements familiaux positifs sont pour la plupart des mariages, des anniversaires, Noël, des vacances… autant d’occasions que l’on se crée, en se retrouvant, en partageant.

Alors dans nos entreprises, dans nos équipes, essayons parfois de prendre le destin en main : provoquons de grands exploits, de grands moment de communion, allons chercher ces faits ou ces événements positifs qui entreront, au moins pour un temps, dans la mémoire collective de nos organisations.

Et si possible essayons de travailler à toutes les échelles : du petit bureau de 3 personnes à l’entreprise dans sa globalité, en passant par le site de 150 personnes, chaque communauté a besoin de positif dans sa mémoire collective !

Bonus

Pour ceux qui se souviennent de cette publicité de la Société Générale, elle met très bien en scène ces événements marquants, à différentes échelles, qui resteront dans la mémoire collective. L’angle est intéressant car il souligne – et c’est très vrai – que même lors d’événements négatifs, on peut retenir aussi la solidarité qui s’exprime et l’espoir qu’elle génère…